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Elikura Chihuailaf Nahuelpan Et Leonel Lienlaf:
La poesie mapuche ou l'identité revendiquée |
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Dans un lointain pays nommé le Chili, il était une fois un peuple fier et courageux qui ne voulait pas se soumettre. C’est
ainsi que nous devrions commencer cette présentation littéraire, comme un conte raconté aux enfants, les jours d’hiver au coin du feu, ou bien le soir, pour les endormir en rêvant aux
lointains exploits des courageux indiens.
Ñi pewma mew gvman
Ka Mapu mvlepun gvmaken
ñi Pewma mew
rofvlenew ti pu wechun wenu
ñi pu mawizantu mew
Mvte alvtuwlay ti rvpv
pu lamgen, pu peñi
ka witralen mvlen tvfachi Ko
mew, pifiñ
Kvpalelmu chi tamvn Kalifv
Kawel wirafkvlen wiñotuan
Kamapu kvpan, welu ñi kvmel
kaley ñi piwke
Eymvn mew ta choyvgen
Femgechi zuguafiñ taiñ ayin
pu Che.
Dans mes Rêves
Loin de ma terre je regrette
quand dans mes rêves
les sommets de mes montagnes
m’embrassent
La mer n’est pas si grande
mes sœurs, mes frères
et je suis debout sur ces
eaux
je vous dis,
envoyez-moi votre cheval bleu
je reviendrai en galopant
Je viens de loin
mais mon cœur resplendit
Je suis votre fils, donc
Je parlerai ainsi
à notre Peuple
Aimé
Kalley Pewma Mew
Welu ñichaw egu tañi laku
egu–
Lonko lechi lof
mew – welu kvme az zuwam
pukintu keygu
Pvchikonagen chi zugu avtram
kaken welu
ayekan chi pu kom zugu no
Welu feymu kvme kimlu ti
vlkantu trokiwvn
Fillantv pvram niel chi
mogen,
welu pvchike
makan zugu no
Rêve Bleu
Je parle de la mémoire de mon
enfance
et non d’une société
idyllique
Là-bas, il me semble, j’appris ce qu’était
poésie
les grandeurs de la vie
quotidienne
mais surtout ses détails
l’étincellement du feu, des
yeux,
des mains.
Assis sur les genoux de ma
grand-mère
j’écoutais les premières
histoires
des arbres
et des pierres qui dialoguent entre
elles,
avec les animaux et avec les
gens
[1] [http://www.letras.s5.com/elicura05122.htm]
[2] Le Chili
s’est longtemps targué d’être l’une des premières et plus durables démocraties du continent latino-américain… jusqu’à l’avènement de la dictature de Pinochet, et l’école obligatoire et
gratuite était un de ses fleurons.
[3] Première
poésie épique écrite sur le peuple araucan, par le soldat poète conquistador Ercilla.
[4] Edition
Pehuén. Chile, 2000.
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