Communiqué public
mercredi, 10 octobre 2007
Depuis le territoire Mapuche de Lleu-Lleu, province de Arauco, nous dénonçons ce qui suit, devant l’opinion publique locale, nationale et internationale:
En tant que Communautés en conflit et en lutte contre les entreprises multinationales qu’il s’agisse des entreprises forestières, minières, portuaires ou autres, nous réaffirmons notre intention d’exercer le contrôle de notre territoire et l’autonomie Mapuche.
Nous sommes convaincus que tôt ou tard nous obtiendrons la libération de notre peuple nation Mapuche en résistant, en luttant, en récupérant notre territoire historique, en repoussant ce maudit système capitaliste inhumain, démontrant ainsi clairement que nos projets politiques et idéologiques se matérialiserons en territoire Mapuche, aujourd’hui entre les mains des riches dominants de ce Monde.
Nous appuyons inconditionnellement nos frères et nos soeurs, prisonnierEs Politiques Mapuche emprisonnéEs dans la prison de Angol et dans d’autres prisons du pays, qui ont décidé d’entamer une grève de la faim illimitée.
Nous savons que cet État-gouvernement a développé des liens très étroits avec les intérêts des capitalistes du monde, et c’est pourquoi il les soutient, sans se préoccuper du fait qu’ils détruisent, notre nature, nos rivières, nos lacs, nos ressources auxquelles nous tenons tant comme Mapuche.
Cependant, le fait d’intensifier la répression, les poursuites, les procès, les condamnations, les emprisonnements, les assassinats, ne fera jamais taire notre pensée historique. Et nous continuerons à construire et à reconstruire le Walmapu, de la même manière que l’ont fait Cuapolican , Leftraru , Alex Lemun et les autres, un héritage digne, légitime et juste à poursuivre.
Pour toutes ces raisons, les communautés Mapuche de Lleu-Lleu, Antiquina, Huentelolen, Tirua surveilleront de très près ce que va arriver à nos prisonnierEs Politiques Mapuche. Le Gouvernement actuel devra assumer sa responsabilité politique quant aux conséquences de l’application des lois qu’il a jadis combattues et qu’il applique aujourd’hui contre ceux qui revendiquent leurs droits, particulièrement les Mapuche.
Depuis le territoire Mapuche de Arauco, nous partageons et appuyons la lutte que mènent et assument nos anciens, tel le Werken ( messager de la communauté) José Huenchunao Mariñan du territoire Arauco, indompté historique, qui continue à lutter, donnant ainsi l’exemple de la résistance et de l’autorité Mapuche en défendant cette noble cause, juste, légitime et digne, qui s’appuie sur les valeurs du peuple Mapuche, l’humilité, la générosité, la dignité, l’effort, toutes ces valeurs que le système capitaliste a tant chercher à détruire.
Depuis Arauco, nos bases, les communautés, continueront à renforcer la prise de contrôle politique territorial et à lutter pour l’autonomie. Nous ne permettrons pas que les entreprises minières s’installent et les entreprises forestières devront quitter le territoire Mapuche.
Pour cela nous demandons et dénonçons :
- La liberté pour les prisonnierEs politiques Mapuche en grève de la faim dans la prison de Angol.
- L’annulation du jugement du cas Poluco Pidenco qu’a entrainé des condamnations de dix ans et un jour en vertu de la loi anti-terroriste, ceci en tenant compte du fait que deux autres de nos frères ont reçu des sanctions différentes.
3. Dehors les minières du territoire Lleu-Lleuche de Arauco.
- Nous dénonçons la militarisation du secteur de Lleu-Lleu (marins, policiers civiles et carabineros installés à l’intérieur des propriétés des entreprises forestières).
- Restitution de 15,000 hectares de terres usurpées correspondant au territoire de Lleu-Lleuche, aujourd’hui entre les mains des forestières Arauco, Mininco, Volterra et d’empresarios agricoles.
- Nous dénonçons la persécutiom politique des communautés qui revendiquent leurs droits politique et territorial.
Finalement, nous voulons attirer l’attention sur le fait que notre lutte obéit résolument aux principes politiques Mapuche de base des communautés, de ses familles, de ses lof.
Nous ne représentons aucune organisation ni aucune structure externe étrangère et pour cela nous demandons à tous les hommes et toutes les femmes conséquentEs de respecter les projets et actions entreprises par les des PrisonnierEs Politiques Mapuche.
Nous lançons un appel aux étudiantEs, collectifs, oppriméEs, milieux national et international, et plus spécifiquement aux communautés Mapuche, pour qu’ils et elles soient solidaires, et appuient et diffusent cette noble cause afin de renforcer les objectifs politiques de lutte pour le territoire et l’autonomie Mapuche.
Communautés Mapuche de Arauco, Nicolás Calbullanca, Pascual Coña de Lleu lleu, Antiquina, Huentelolen, Cuapolican et toutes les communautés en conflit.
MARRICHIWEO