COLLECTIF POUR L'AUTONOMIE DU PEUPLE MAPUCHE ( CAPMA ) * Le CAPMA est un collectif autonome qui s'oppose radicalement à l'impérialisme, au colonialisme, au capitalisme et condamne toute forme d'exploitation, de discrimination et de domination.
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L’attentat s’est produit vers 1 heure 15 du matin ce vendredi, sur la route 5, qui relie Santiago au sud du chili, à un kilomètre de Temuco. Une quinzaine de personnes, le visage dissimulé par des cagoules et armées de fusils de chasse et d’un fusil M16 ont intercepté une dizaine de camions qui roulaient en caravane vers le sud. Le premier camion transportait 28.500 kilos de protéines végétales et a reçu deux impacts de balles à la hauteur de la cabine du chauffeur, celui-ci a réussi à traverser le barrage et à continuer sa route vers l’usine de sucre Iansa. Le second camion qui est resté bloqué se dirigeait vers Puerto Montt et transportait une charge de polypropylène, il a reçu deux impacts de balles à la hauteur des pneus, ce qui a obligé son conducteur à arrêter le véhicule. Les attaquants l’ont alors fait descendre, le camion a été entièrement détruit par les flammes. La police est arrivée sur les lieux cinq minutes plus tard, aucune des personnes impliquées dans ce nouvel attentat n’a été détenue.
Selon la justice, l’enquête préliminaire ne se dirige pas vers un fait divers normal en raison des armes utilisées et du mode opératoire des attaquants. Pour sa part, l’intendante de Temuco, a déclaré que ce nouveau délit préoccupe le gouvernement, changeant ainsi le discours officiel qui parlait jusqu’à maintenant de faits ponctuels et isolés. Elle a ajouté « ce nouvel attentat provoque la fuite des touristes, ces attaques de camions doivent être jugées sous la loi antiterroriste »
Le président de l’association des propriétaires de camions de Cautin et Malleco, José Villagrán, après s’être réuni avec la direction de son syndicat a sollicité un entretien avec le ministre de l’intérieur pour demander l’application de la loi antiterroriste parce que, selon lui, en soixante jours six camions ont été détruits ce qui équivaut à une perte économique d’environ 70 millions de pesos.
Bien que sur les lieux, n’est été retrouvé aucun pamphlets ou indication que cette action puisse être en relation avec le conflit mapuche, il n’est pas impossible que cet incident soit en relation avec la décision de la cour martiale de remettre en liberté le carabinier responsable de la mort de Mathias Catrileo.
Source El gong