COLLECTIF POUR L'AUTONOMIE DU PEUPLE MAPUCHE ( CAPMA ) * Le CAPMA est un collectif autonome qui s'oppose radicalement à l'impérialisme, au colonialisme, au capitalisme et condamne toute forme d'exploitation, de discrimination et de domination.
14 décembre 2006
Dans un communiqué public émis directement de la Prison de Lebu, le Prisonnier Politique Mapuche, OCIEL SANTI de la Communauté Mapuche de Nicolás Calbullanca du Secteur de Lleu Lleu de la province de Arauco fait un appel a tout les organisations de Droits Humains et aux communautés Mapuche d’avoir une véritable conscience de la répression que l’état chilien exerce sur le peuple Mapuche et de plus a poursuivre les revendications des droits collectifs que les appartient comme peuple ancestral et ne pas accepter les miettes de la part de l’État entre autres thèmes.
Source : Redchem / Meli wixan Mapu
COMUNIQUÉ PUBLIC
Moi, OCIEL SANTI, Prisonnier Politique Mapuche de la zone de Arauco, je veux faire connaître à l’oppinion publique nationale et internationale, aux organismes des Droits Humains, médias de communication et en especial la société civil et mapuche ce que suit :
Nous les Mapuche, on a une pensée encadrée dans le respect avec un système de vie distinct du monde non/mapuche, lequel ne reconnaît pas la humiliation et marginalisation que nos gens ont vécu pendant plus de 500 ans. Cependant en plusieurs secteurs du Wallmapu ( territoire Mapuche) se maintien une demande permanente de la revendication de nos droits politiques et culturels.
Nos communautés rendus vulnérables par les réductions territoriale, souffrent la répression phisique et psychologique que se traduisent par des menaces, la peur et la persécution politique permanente et cela même dans une supposée démocratie.
Par conséquent, c’est extrêmement urgent que le gouvernement du Chili devrait commencer a donner des signes d’une solution rápide et d’une volonté politique minime pour remedier les problèmes dans les communautés. C’est assez d’agglutiner les Mapuche dans les prisons et en faire d’autres clandestins. Ce n’est pas possible que l’État chilien insiste a présenter seulement des solutions rafistolés dans lesqueles les necéssités fondamentales persistent ainsi comme la reconnaissance territoriale, socio-politique et culturelle.
C’est le moment où les autorités doivent se rendre compte que les mesures d’assimilation que son entrain d’appliquer, telles que les subventions, projects et programmes governamentaux d’intégration sont seulement entrain de détruire la structure de vie dans les communautés les amenant directement contre notre autonomie et le legitime droit à la auto-détermination.
Pour cela, je veux faire un appel à l’oppinion publique, aux organisations des Droits Humains et aux communautés, d’être conscient de la violence et du joug répressif de l’État chilien et que c’est le moment de revendiquer les droits collectifs que nous appartient en tant que peuple ancestral et ne pas recevoir des miettes.
Et finalement, je veux réaffirmer que je ne suis pas un prisonnier politique commun mais une victime de la criminalisation et dépouillement que vit mon peuple Mapuche. Par conséquent j’exige ma liberté parce que ce n’est pas juste qu’ils m’assignent 5 chefs d’accusations dont aucun est certain et sans la moindre preuve, cella c’est uniquement par le fait d’être Mapuche et avoir des principes claires fondés sur la restitution de mon peuple afin de réussir sa libération.
Prison de Lebu, Mardi, le 12 décembre 2006
Arauko Mongen Palei !!! MARICHIWEW !!!